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Finale du trophée des As 2009 : résumé et photos d’un moment historique.

Avec sa 9ième victoire Sabri Allouani devient le raseteur le plus titré de l’histoire de la course camargaise.

mercredi 14 octobre 2009, par Presse libre d’Aigues-Vives - Redaction indépendante, Rédaction indépendante - Aigues Vives


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Dire que la finale du trophée des As de ce dimanche 11 octobre 2009, fut une des plus belles finales de ces dernières années, serait mentir.

Par contre elle fut riche en émotions, particulièrement pour les supporters du raseteur Sabri Allouani, qui compte de nombreux fans à Aigues-Vives.

L’ouverture

Une belle capelado aux couleurs d’Arles (bleu et jaune), des Arlésiennes toujours aussi élégantes et des gardians dont la maîtrise du cheval reste toujours aussi magnifique à regarder.

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Sans oublier, le clin d’oeil à la mythologie avec ces impressionants taureaux humains, montés sur échasses, errants dans l’arène au son d’une musique de circonstance.

Après l’hommage rendu à l’ancien raseteur Roger Pascal, vainqueur du Trophée des As il y a 50 ans, Benjamin Villard et Sabri Allouani ont fait une entrée triomphale.

Une fois n’est pas coutume c’est un taureau qui a ouvert cette finale : "Camarina", l’ancien "Biou d’Or", acclamé comme une star, bénéficie encore d’une aura intacte auprès des passionnés de bouvine. L’hommage rendu à Camarina pour un dernier tour de piste dans les arènes d’Arles fut magnifique.

Un plaisir partagé, apparemment, par le taureau retraité, surpris de ne voir aucun homme en blanc l’aborder et bien décidé à rester en piste. Il faudra finalement envoyer le "simbeu" pour convaincre Camarina de réintégrer le toril, sous les applaudissements nourri d’un public debout.

Une course passable, mais avec l’émotion en plus.

En ce qui concerne la course en elle-même, quelques belles séquences de rasets en première partie, sinon rien de bien palpitant dans le spectacle, surtout en deuxième partie.

Mis à part Géricault (Manade Chauvet) qui recevra le prix du meilleur taureau de la course et Mathis (Manade Lautiers) qui a montré une fois de plus qu’il tenait à rester le maitre de la piste (et de la contre-piste), les taureaux ne furent pas très enthousiasmants.

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Même le taureau Pasteur (Manade Fabre-Mailhant), biou d’or 2009, après une première partie de course convenable, a terminé en restant campé dans un coin de la piste, désintéressé par les approches des raseteurs qui passaient pourtant à moins de deux mètres devant lui.

Calé contre la barrière pendant ses dernières minutes de course, le taureau Pasteur s’est attiré quelques huées d’un public, où la banderolle "Viva Pasteur" en cotoyait d’autres moins flatteuses pour le très controversé Biou d’Or 2009.

Coup de chaud et tee-shirt déchiré...

Côté frayeur, on se souviendra de l’attaque du taureau Coyote (Manade Caillan) sur le raseteur Four.

Ce dernier, après un rasé terminé nonchalamment, regagnait tranquillement la contre-piste sans avoir vu que Coyote s’était ravisé et avait traversé la piste avec la ferme intention de clouer le raseteur contre la barrière.

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Par miracle, la corne de Coyote ne fera que déchirer le tee-shirt du raseteur qui en sera quitte pour une belle frayeur (et un échange de tee-shirt avec son tourneur, Garrido).

On notera aussi l’attaque du taureau Yvan (Manade Lou Pantaï) qui rattrape Benafitou aux barrières et le pousse à la chute. Sonné, le raseteur restera quelques instant en contre-piste entraînant quelques secondes d’arrêt de course.

En ce qui concerne les raseteurs, globalement ils n’ont pas démérités, sans toutefois susciter, non plus, beaucoup d’émotion.

Parmi ceux qui se sont particulièrement distingués, on remarquera Benjamin Villard, égal à lui-même, qui s’est démené comme un beau diable.

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Rasetant avec ou sans tourneur, traversant la piste, et multipliant les actions, avec plus ou moins de réussite, le raseteur Villard a assuré une bonne partie du spectacle. Pour le plus grand plaisir d’un public conquis d’avance.

En ce qui concerne notre héros du jour, Sabri Allouani, même si ses rasets n’ont pas été nombreux, sa technique et sa "vista" acquise au fil des années, lui ont permis de réaliser quelques rasets aussi beaux qu’efficaces.

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Belles actions aussi de Poujol qui a, plus d’une fois, frôlé l’accrochage.

Un satisfecit aussi à Loïc Auzolle, auteur de belles actions et qui manque de peu la 4ième place du classement.

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Un exploit historique...

Mais cette année l’évènement n’était ni dans l’affiche de la course en elle-même (peu intéressante au dire des aficionados), ni dans le résultat du classement, déjà joué d’avance, mais dans son dénouement.

Surtout que, la veille, l’octuple vainqueur du trophée des As, le raseteur Sabri Allouani avait annoncé son retrait de la compétition.

Cette seule nouvelle a suffit à faire affluer de nombreux passionnés qui, un jour avant disaient encore ne pas avoir l’intention d’aller en Arles voir la finale du trophée des As 2009.

Ajoutons à cela qu’avec cette neuvième victoire à la finale du trophée des As, Sabri Allouani devenait le raseteur le plus titré de l’histoire de la course camargaise.

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas le petit monde de la bouvine, avec cet exploit historique, Sabri Allouani devient à la course camargaise ce que Roger Federer, est au monde du tennis ou Sébastien Loeb, à celui des rallyes automobiles.

A la remise des prix l’émotion était donc à son comble.

On sentait bien, chez les 10.000 spectateurs présents dans les arènes d’Arles en ce dimanche, que le sentiment de vivre un moment historique était palpable.

Comme le veut la tradition (et les règles du suspense), la direction de la course a débutée la remise des prix par le cinquième au classement du trophée des As 2009 (Loïc Auzolle).

Ont suivis les récompenses des raseteurs Four et Gleize, respectivement classés 4ième et 3ième du Trophée des As 2009.

Benjamin Villard classé second a reçu une belle ovation du public, qu’il a d’ailleurs remercié chaleureusement.

Lorsque qu’est venu le moment de remettre son prix au plus grand champion de course camarguaise de tous les temps, c’est sous une ovation générale que Monsieur Sabri ALLOUANI a reçu la coupe.

Visiblement ému et sincèrement heureux de ce moment, ce raseteur de légende, a fait l’unaminité auprès des 10.000 personnes qui l’ont longuement applaudi dans les arènes d’Arles.

Il faut dire que 2009 aura été une année pleine de succés pour "Magic Allou", qui termine sur une année aux résultats exceptionnels, qui l’aura vu gagner aussi les trophées de la Cocarde d’Or et de la Palme d’Or (ex aequo avec Benjamin Villard).

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Cela valait bien un baptême-surprise au champagne et un tour d’honneur sur les épaules de ses amis raseteurs et tourneurs. L’occasion pour Sabri Allouani de remercier son public et ses supporters venus nombreux.

L’heure de l’émotion et de la gratitude aussi, quand Sabri Allouani gravira les gradins pour aller remercier ceux qui l’ont accompagné pour assurer sa subsistance et celle de sa fratrie lorsqu’il s’est retrouvé trop tôt seul dans la vie.

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L’heure de la joie également lorsque, délaissant momentanément la presse et ses admirateurs descendus en nombre dans la piste, Sabri Allouani ira rejoindre son groupe d’amis de Vendargues et leurs tee-shirts aux couleurs du palmarès impressionant de "Magic Allou", pour danser et partager leur liesse.

L’heure du respect aussi, car ce jour là dans les arènes d’Arles aucun quolibet raciste n’a fusé. Ceux-là même qui faisaient dire souvent à Sabri Allouani qu’il aurait préféré s’appeler "Durand" ou "Dupont".

De l’aveu même de Sabri Allouani, ces insultes teintées d’une jalousie grandissante à mesure que son palmarès s’allongeait, ont pesées pour beaucoup dans sa décision d’arrêter.

Ce dimanche pourtant, face à l’exploit historique de Monsieur Sabri Allouani, la bêtise et la méchanceté humaine avaient désertés les arènes d’Arles.

Seuls restaient le talent et l’émotion.

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Quand les projecteurs se sont allumés dans les arènes d’Arles il restait encore beaucoup de monde en piste et dehors pour voir sortir un grand Monsieur.

Merci et bravo...

Pour notre part, nous avons envie de vous dire un grand : Merci et bravo !

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Merci et bravo pour vos rasets spectaculaires. Vous nous avez fait vibrer. Pourtant, il y a quelques années seulement, quand nous sommes arrivés à Aigues-Vives et avons créé ce site, nous ne connaissions rien aux subtilités de votre sport.

Merci et bravo, Monsieur Sabri Allouani, d’avoir continué malgré tous les obstacles que la vie a mis sur votre route.

Merci aussi d’avoir fait taire par votre talent, ne fut-ce que l’espace d’une journée, le racisme et l’agressivité d’un certain public qui ne fait pas honneur au monde de la bouvine. Par cette victoire vous leur avez montré qu’ils n’ont pas réussi à vous briser.

Que peut-on vous souhaiter de plus ? De rester et de gagner un dixième Trophée ?

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Ce serait très égoïste de notre part, mais ne partez pas trop vite de la piste, réservez nous encore quelques passages...

A bientôt, à Aigues-Vives ou ailleurs !

CB, FH.


A évènement exceptionnel, couverture exceptionnelle. En attendant le film, voici donc 193 photos de cette journée historique (Désolé pour la présentation un peu "brouillonne" de cette longue série de photos que nous vous présenterons bientôt sur une plateforme adaptée à la consultation des quelques 3.000 photos présentes sur aiguesvives.fr)


Sur le même sujet, voir aussi :

-  Notre article et les photos de la finale du trophée des as 2008 .

-  La vidéo de la finale du trophée des as 2008.

-  Notre article et les photos de la finale du trophée des as 2007 .

Portfolio


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