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Syngenta Aigues-Vives : premiers licenciements

L’usine chimique d’Aigues concrétise son plan social annoncé en 2006.

lundi 29 janvier 2007, par Presse libre d’Aigues-Vives - Redaction indépendante


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On se souvient, fin 2006, de l’annonce de la suppression de 95 postes à l’usine Syngenta d’Aigues-Vives (Gard) qui avait fait grand bruit (voir nos articles).

Depuis lors chaque salarié de l’usine chimique d’Aigues-Vives restait dans l’attente du sort qui lui était réservé.

Licenciement, reclassement ou proposition de mutation dans une usine Syngenta en Normandie, les suppositions allaient bon train et dur était l’attente de savoir.

Maigre soulagement, les premières lettres de convocation commencent à arriver aux salariés qui vont donc être fixés individuellement sur leur sort.

Une dizaine se sont déjà vu proposer une mutation dans une autre usine Syngenta située en Normandie. D’autres, plus chanceux, se voient offrir un reclassement dans un autre atelier de l’usine d’Aigues-Vives ou une autre fonction.

En cas de refus, la direction de Syngenta d’Aigues-Vives, aura légalement un motif pour prononcer le licenciement du salarié concerné.

Il s’agit là d’une technique classiquement employée par les entreprises qui souhaitent réduire leurs effectifs. il est, en effet aisé de supposer que la plupart de ceux qui se sont vu proposer un déracinement en Normandie refuseront de quitter Aigues-Vives...

Reste désormais à savoir quelle orientation Syngenta donnera à son usine d’Aigues-Vives dans les mois et les années à venir et son impact sur le nombre d’emploi. Sans oublier les conséquences sur l’augmentation de la dangerosité des produits manipulés.

Dans l’immédiat, il semble que le type de production de pesticides s’oriente vers un abandon du conditionnement en granulés, au profit de ceux sous forme liquide. Une conséquence directe de l’autorisation accordée il y a quelques temps à l’usine Syngenta, désormais classée Seveso II.

Pour reprendre une formule déjà entendue, aurons-nous "le poison sans les emplois" ? L’avenir nous le dira.

Pour l’heure, on ne peut que déplorer que nous héritions de plus de poison, pour deux fois moins d’emploi...


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